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Parallaxe, Avril 2019

Chers passionnés Leica et photographes classiques,
Merci de suivre nos nouvelles et pensées.

 

Atelier M Vision 2019: Un sacre du printemps photographique

 

Passer au travers de l’hiver montréalais est un accomplissement en soi, mais cet atelier M Vision sera une étape majeure, marquant la 20ème édition de notre petite épopée photographique. Ce sera l’occasion de s’amuser lors d’une belle journée printanière. 

 

Je suis heureux d’annoncer que M Vision 2019 se tiendra dans le nœud culturel de notre ville, le Plateau, lieu de rencontre des créatifs, artistes, gastronomes et tenants de la vie de bohème depuis plus de 50 ans.

 

Du 24 au 26 mai, dans un magnifique studio de l’avenue Mont-Royal nous allons écouter, regarder, être envoûtés et inspirés par nos deux fabuleux hôtes, Roger Lemoyne et Dominic Nahr. Nous explorerons l’état actuel du photojournalisme et réfléchirons sur ce qui constitue un reportage photo dans un environnement médiatique en perpétuelle transformation. 

 

Roger et Dominic ont tous deux démontré que le photojournalisme demeure un moyen de communiquer efficace pour traiter d’aspects importants de la condition humaine. Que ce soit sur la famine dans la Corne de l’Afrique, la migration forcée au Moyen-Orient ou les effets à long terme des changements climatiques, les photojournalistes ne se contentent pas de rapporter et de structurer le récit, ils guident nos efforts pour remédier à ces problèmes.

 

 

Si vous voulez vous joindre à nous pour ces trois jours intenses, veuillez cliquer sur ce lien : https://www.camtecphoto.com/fr/mvision. L'atelier est complet. SVP écrivez-nous si vous désirez être mis sur la liste d'attente.

 

Le Q2 débarque

Ceux qui viennent à la boutique pour discuter des appareils Leica et de la photographie en général me voient souvent en train de chanter les louanges du Leica Q. Ce n’est pas le premier appareil compact de haute précision avec un objectif fixe, mais le Q a porté le concept à un tout autre niveau (un appareil non-interchangeable avec un objectif fixe a un avantage inhérent sur les appareils avec objectif interchangeable, surtout ceux avec des zooms). En partant du magnifique 28mm Summilux 1.7 lié au capteur 24x36mm, les ingénieurs de Leica ont tourné leur attention vers l’essentiel, pour rendre la manipulation la plus intuitive possible. Ils ont produit un appareil quasi-parfait pour se promener et créer des images sur le vif ! C’est la raison pour laquelle le Leica Q a été l’appareil Leica qui s’est le plus vendu de leur histoire.

 

Arriva mars 2019. Il se trouve que j’étais à l’usine de Leica à Porto lors de l’annonce du très attendu Q2. Cet appareil reprend les atouts de son prédécesseur en y ajoutant la tropicalisation, une plus grande robustesse, une batterie bien plus grande, ainsi que des contrôles et une finition améliorés. Le Q2 a atteint un degré de précision remarquable offrant au photographe une prise en main agréable rendant l’expérience un bonheur absolu. Il garde le Summilux 1.7 mais hérite d’un nouveau capteur 47 mégapixels, doublant la résolution ! Le viseur a également a été amélioré. Le Leica Q2 est la perfeKtion puissance deux.

 

Ça c’était pour les bonnes nouvelles. La mauvaise c’est que le Q2 a généré la plus grande demande dans l’histoire de Leica. Si vous voulez acquérir ce bijou, je recommande fortement de commander auprès de votre détaillant Leica préféré ! Nous ferons de notre mieux pour livrer alors que le gazon est toujours vert et les fleurs fleuries.

 

Sur le Hudson

La meilleure exposition photographique en Amérique du Nord n’est pas dans un musée ou une galerie, mais dans un vieux hangar surplombant le fleuve Hudson sur le Pier 94. Plus de cent galeries apportent leurs meilleures collections au AIPAD, l’exposition photo la plus animée en Amérique du Nord. 

 

Je ne me lasse jamais de redécouvrir les vieux classiques tels que David Heath, Danny Lyon et Helen Levitt. Je suis toujours époustouflé par la capacité de la photographie de se réinventer et de nous présenter de nouveaux artistes qui produisent des œuvres magnifiques et pertinentes. Deux des belles découvertes de cette année se distinguent par leurs méthodes peu communes et la quantité de travail.

 

Rania Matar : sa quête sans répit pour documenter et mettre en lumière l’état d’esprit et le sens de l’existence de femmes de tous âges et de tous lieux est mise de l’avant dans un collage de portraits qui sont de percutantes et saisissantes observations de ce que représente grandir et vieillir de nos jours.

 

William Furniss : usant de son Hasselblad à pellicule 6x6 pour créer des grilles de panoramas architecturaux et de paysages urbains, il nous offre des assemblages impressionnants techniquement et ravissants esthétiquement. Il suit un procédé exigeant, combinant le meilleur de la photographie argentique avec le médium numérique. 

 

C’était une grande joie que de redécouvrir le génie visuel, graphique et excentrique d’André Kertesz et le talent d’observation simple de Helen Levitt. La grande rétrospective de Kertesz couvre sa longue carrière et était ponctuées d’observations pénétrantes et de citations émouvantes. 

 

Une collection de photographies couleurs de Helen Levitt superbement imprimées dans les années 1990 avec un procédé de trichromie. Ça donne des images typiquement sans artifice avec une tournure rafraichissante. Les quartiers new-yorkais qu’elle a documentés avec amour dans les années 50 et 60 ont une clarté et une proximité qu’on n’associe pas normalement avec la photographie couleur.

 

Sur la 401

Le printemps revient et Contact aussi. Toronto dans toute sa splendeur, c’est le plus gros festival photo du continent, avec des lieux d’exposition dans tout le grand Toronto. 

 

Comprenant des centaines d’expositions, de discussions et de sessions éducatives, il y en a cependant trop à mon avis qui consistent en des images appuyées de deux pages de texte informant le spectateur du but et du procédé du photographe. Heureusement, il y a des exceptions notables. En voici trois qui ont retenu mon intention :

 

Roger Lemoyne, The Republic of Port -au-Prince, Nikola Rukai Gallery, 384 Eglinton Avenue West, 1er au 31 mai

Cet extraordinaire, érudit et compatissant photojournaliste canadien apporte sa perspective réfléchie dans une ville qui a souffert des désastres prolongés et qui a vu trop de photographes exploiter la pauvreté et la tragédie.

 

Geoffrey James, Working Spaces / Civic Settings: Jože Plečnik in Ljubljana, Daniels Faculty of Architecture, Landscape and Design, 1er au 12 mai

En adoptant une approche disciplinée et originale pour photographier les structures en tous genres créées par l’architecte slovène du XXe siècle Jože Plečnik, le photographe amène son amour pour l’architecture et un mode opératoire unique à ce qui aurait pu être une dissertation visuelle sans intérêt.

 

C’est une collection de photographies qui non seulement impressionne à première vue mais, en lui donnant le temps de la réflexion, croît en importance et compréhension.

 

Ken Heyman, A Photographer’s Life, Liss Gallery, 112 Cumberland St., 1er au 25 mai

C’est une légende vivante des jours heureux de la photographie à pellicule. Vous connaissez beaucoup de ses images célèbres. Malgré le passage du temps, elle vibrent toujours avec de l’optimisme, de la curiosité et un contenu qui fait chaud au cœur. C’est une exposition qui va vous exciter et renouveler votre passion pour la photographie et son pouvoir de changement !

 

Du nouveau verre de qualité de nos amis à Cosina Voigtlander

L’équipe de Kobayashi et fils chez Cosina Voigtlander a été occupée à renouveler et réinventer leur ligne d’objectifs classiques à monture M. Les nouveautés sont compactes, très bien faites, avec l’esthétique Voigtlander, leur qualité optique supérieure et leur ingénierie robuste. Deux ajouts méritent sérieusement votre attention :

 

Nokton 50mm f1.2 : Le Nokton 50mm f1.1 était très réputé, alors c’était une surprise de voir que le f1.2 était plus qu’une mise à jour, mais un tout nouveau design. Plus petit et léger de moitié par rapport à son prédécesseur et surtout avec une distance minimale de mise au point de 70cm au lieu d’1m. Si vous êtes un fan de la longueur focale 50mm, voyez ça comme le normal hors-norme.

 

Ultron 35mm f2 ASPH : un tout nouvel ajout à la ligne, cet objectif grand-angulaire compact à la mise au point douce et précise va devenir un objectif à avoir chez les photographes numériques et argentiques. Il est remarquablement bien corrigé, surtout à ce prix-là.

 

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Au plaisir de lire vos commentaires,

 

                Photographiquement vôtre,

                Jean Bardaji et Daniel Wiener

 

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