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Parallaxe, février 2020

Chers passionnés Leica et photographes classiques,

Merci de suivre nos nouvelles et pensées.

Le buzz sur la rive

La rivière Lahn est une destination prisée des canoéistes et promeneurs attirés par les châteaux de livres de conte et les cathédrales qui la bordent. Mais dans le monde de la photographie, cet affluent du Rhin revêt une importance toute particulière qui va au-delà de ses eaux. Perchée sur ses rives se trouve la ville de Wetzlar, le berceau des optiques et appareils de qualité, maison historique de Hensoldt, Oculus Optogeräte, Minox et, bien sûr, Ernst Leitz. 

 

Il y a peu, on aurait pu croire que, malgré un passé glorieux, Leica Camera allait suivre la même pente descendante que Eastman Kodak, Rollei, Minolta ou d’autres géants de la photographie. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Les héritiers de chez Leitz conçoivent, créent et fabriquent les appareils et objectifs les plus avancés et aimés disponibles aujourd’hui. Nous sommes témoins d’une renaissance chez Leica et nous émerveillons de voir cette petite compagnie de quelques 500 âmes pousser et redéfinir les frontières de la photographie dans son nouvel âge d’or.

 

Un nouveau Monochrom débute

Réel prolongement des yeux et mains du photographe, je ne peux penser à aucun autre appareil qui célèbre l’esprit et le style de photo défendu par Leica mieux que le nouveau M10 Monochrom. Couplé avec des objectifs M, le capteur noir et blanc préserve assidûment le look Leica classique. En augmentant la résolution, Leica a été capable d’apporter ce look dans des sphères traditionnellement réservées à du matériel plus grand format, spécialisé et technique.

 

Quand le M10 Monochrom a été annoncé il y a deux semaines, voici quelle fut ma réaction immédiate :

 

Si le Leica M représente l’essence d’un appareil photo, alors une photographie noir et blanc représente l’âme de la photographie.
 
Vous pouvez apprécier une photo de paysage riche et coloré, une image saisissante d’animal sauvage, un portrait vif et radiant, mais rien n’élève l’esprit et ne révèle un moment décisif plein d’émotion et de sens comme une photo noir et blanc.
 
De Robert Frank à Larry Towell avec toute une vague de photographes humanistes tels Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Koudelka, la compréhension des nuances de gris sera toujours une part décisive de l’expérience humaine.
 
Aujourd’hui, nous accueillons la troisième génération d’appareil Leica Monochrom. Bien que ses deux prédécesseurs — adulés et recherchés par les photographes d’art — continuent de produire des images remarquables avec une qualité et une plage dynamique inégalées, ce nouveau M10 Monochrom pousse encore plus loin. Il est basé sur la plateforme du M10-P avec un boitier plus mince et plus léger, identique au M7. L’obturateur est le plus discret de tous les obturateurs mécaniques, et le viseur est plus grand et lumineux que celui des appareils Leica précédents. Le capteur a été développé expressément pour cet appareil, produisant des images 40 mégapixels avec un potentiel d’impression inédit.

 
Tandis que le M10 Monochrom commence à arriver, je suis toujours émerveillé qu’il ait été fabriqué en premier lieu. Dans un monde qui est de plus en plus guidé par des gens de la mise en marché ayant comme mantra la production de masse, Leica nous a offert un M noir et blanc, pur et à petite échelle. Ils ont gagné mon admiration et, plus important, mérité mon respect !

 

SL2: Le Mirrorless de pointe

Mon enthousiasme pour le SL2 ne cesse de croître, et de ce que j’ai ouïe dire, c’est contagieux. 47.3 megapixels, pas de filtre passe-bas, la possibilité de prendre à 10 images/secondes en obturateur mécanique (et 20 en électronique, mais on s’en fiche), stabilisation sur 5 axes sur le capteur, un viseur OLED sublime, un menu qui est un triomphe de lucidité, une construction robuste comme le roc, voilà un appareil qui non-seulement fait tout bien, mais qui est agréable à utiliser. C’est l’exemple de l’outil photographique moderne !

 

Utiliser le SL2 semble augmenter la joie de la photographie de façon exponentielle. J’ai eu le retour de propriétaires qui clament que leurs photos offrent un sentiment de profondeur qui est au-delà de la photo argentique grand-format, avec une clarté et une luminosité des plus cliniques.

 

Bien qu’un des plus grands atouts du SL2 soit sa capacité à tirer pleinement parti des objectifs M, utiliser les objectifs natifs monture L, toujours plus nombreux, ajoutera une dimension toute particulière à l’utilisation de cet appareil remarquable.

 

En plus des trois zoom SL, il y a actuellement cinq objectifs fixes Leica-SL et deux de plus à venir. Ils ont en commun des concepts de design optique, la taille ainsi que le diamètre de filtre. Du grand-angulaire au téléobjectif, ils partagent certains éléments. Un contraste et une netteté supérieurs sur toute la ligne. Ce sont de vrais objectifs apochromatiques, jouissant d’aberrations chromatiques longitudinales réduites au minimum et invisibles. Plus de franges colorées dans les zones hors foyer !

 

Passez à la boutique et découvrez le SL2 et le système SL qui grandit autour.

 

Jeudi 19 mars : une soirée avec le voisin du Géant

Photographe et musicien accompli, grand ami personnel et de la boutique, Chad Tobin réside au Cap-Breton. Durant de nombreuses années, il a rendu visite à Robert Frank en sa résidence d’été de Mabou, Cap-Breton, où Frank et sa femme June ont un cottage depuis le début des années 1970.

 

Bien entendu, nous connaissons tous le grand livre de Frank, The Americans, avec ses idées et observations sur l’Amérique des années 1950 sans tout son verni. Chad a forgé une relation peu commune avec le maître d’origine suisse et, au fil des ans, l’a photographié candidement dans sa retraite au bord de la mer.

 

Frank est décédé le 9 septembre 2019, laissant un grand héritage photographique qui non seulement a rompu avec les normes usuelles, mais a remis en question et changé comment une nation se perçoit. Le 10 septembre 2019, le critique d’art du New Yorker, Peter Schjeldahl a écrit : “Frank’s nakedness to what was to him an alien land terrified us, and we were joyous. In a way, this amounted to a callow extension of American exceptionalism – postwar national hubris, only negative. Tragedy with its foot to the floor. We were special, all right…”

 

Pour partager son expérience et son temps avec Robert Frank, Chad a décidé de créer To Be Frank, un projet en l’honneur de la mémoire du photographe qui consiste en une présentation et une série de portraits intimes enchâssés dans le terrain rocailleux du Cap-Breton. La présentation se concentre sur des moments calmes au bord de la mer, révélant le lien entre la terre, l'amour et la perte.

 

Je suis heureux d’annoncer que Camtec sera l’hôte d’une soirée avec Chad Tobin le jeudi 19 mars à 18:30. Il nous parlera de son ami et de l’élaboration de son hommage vibrant à l’un des géants de la photographie.

 

Les places sont limitées, si vous désirez être présent veuillez réserver par courriel.

 

Mike Hayes: Notre copain voyageur est de retour

Il a honoré notre newsletter plusieurs fois dans le passé avec des images qui ont révélé un monde passionnant bien au-delà de l’horizon. Cette fois, Mike a passé six mois dans la Cordillère des Andes, explorant le Pérou, la Bolivie, le Chili et l’Argentine.

 

Respectueuse, honnête et ouverte, l’approche de Mike en photographie est le reflet de sa façon de vivre. Lors de ses voyages, il a perfectionné sa capacité à apprécier un moment dans les paysages, et il comprend la nature humaine sous-jacente dans les villes et villages qu’il visite. Une photographie de Mike Hayes est clairement du type “what you see is what you get,” mais tout tient en ce que Mike a vu. (Le résultat est une image parfaitement prise avec une perspective et un esprit uniques). Avec un sens aigu de la composition et une compréhension sans pareil de la lumière, des ombres, des textures et des couleurs, cette dernière collection d’images simples mais pertinentes sont parmi les plus agréables, révélatrices et édifiantes que j’ai jamais vu.

 

Allez admirer la superbe photographie de voyage et de rue de cet extraordinaire ex-montréalais! Mostly Street.

 

Mike a également un magnifique blog Sea, Surf, Dirt, sur le plein air et la photographie qui est un trésor d'informations et d’observations loin des sentiers battus.

 

***

Nous écrivons ceci lors d’une tempête de février. Les écoles sont fermées, les gens s’amusent au travail et l’humeur est remarquablement joyeuse tandis que les montréalais se frayent un chemin à travers le blizzard. Profitez-bien du reste de l’hiver !
 
Au plaisir de lire vos commentaires.

                Photographiquement vôtres,

                Jean Bardaji et Daniel Wiener

 

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La Photo Télémétrique: Capture Life as you see it!

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