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Parallaxe, Septembre 2015

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Chers passionnés Leica et photographes classiques.

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Au-delà de la photographie ?

C’est le moment de jouir du spectacle biennale offert par le Mois de la Photo : 29 photographes du monde entier exposent leurs œuvres dans 16 salles montréalaises, explorant la condition post-photographique.

 

Le but avoué de cet énorme projet est d’examiner l’état actuel de la photographie, de comprendre comment les nouveaux outils et le déluge d’information envahissent nos sens et nous noient dans une mer d’images. Le volume d’images produites, l’omniprésence des smartphones, les défis liés au droit d’auteur et à la propriété à cause des moteurs de recherches, le flou des lignes entre inspiration créative et copie, tous ces sujets sont abordés avec différents degrés de succès.

 

Le montréalais Roberto Pellegrinuzzi a créé une sculpture faite de 275 000 photos numériques, toutes banales et, de toute évidence, voulues comme tel. Pour deux vieux qui tentent de prendre des photos correctes et qui voient en la photographie une forme d’art pleine et entière, voir ces clichés utilisés comme du papier mâché pour créer une “œuvre d’art” ne peut que renforcer notre croyance que chaque photo doit avoir son propre mérite.

 

Trois amis proposent une exposition collective à la Galerie Simon Blais, 5420 boulevard Saint-Laurent. Michel Campeau, Bertrand Carrière et Serge Clément célèbrent la photographie, la culture et la camaraderie des photographes montréalais, tout en établissant où en est la photo aujourd’hui. Selon la conservatrice Zoë Tousignant, “Accumulations affiche les derniers développements dans les pratiques de ces photographes, mais aussi une réflexion sur le passé — sur une amitié, une communauté photographique, et une époque de l’histoire photographique”. Bien que l’exposition cherche à questionner notre appréciation et compréhension d’une photographie basée sur son contexte au sein d’un corpus, nous ne sommes pas convaincus que ce postulat soit vrai. Néanmoins, Accumulations vaut le détour, si ce n’est que pour apprécier comment trois amis, sur trois décennies, partagent une vision remarquablement semblable.

 

Pour quelque chose de plus sombre, éloquent et bien plus touchant et prévenant que les incessantes photos de réfugiés qui nous inondent, allez voir l’exposition de Liam Maloney, Texting Syria, à la Galerie B-312  372 rue Sainte-Catherine Ouest. C’est une enquête poignante sur les réfugiés de guerre et les conséquences de la guerre, mais sans la mort et la destruction. Nous avons déjà écrit sur cette série puissante et pénétrante et, c’est enfin ici à Montréal.

Zimbelism! (Une leçon de vie et de photographie par un humble géant)

George Zimbel est un bijou montréalais, pas seulement dans l’univers photographique, mais partout ! Son expo solo intitulée George S. Zimbel, un Photographe humaniste. Oeuvres de 1953,1954,1955, s’est ouverte au Musée des Beaux Arts de Montréal le 8 septembre dernier. Elle porte sur la période durant laquelle George s’est affirmé comme l’un des principaux photographes humanistes du XXe siècle.

 

Comme vous le savez tous, la photographie de George porte sur ce qui est beau dans cette existence — les moments candides qui reflètent nos attentes, nos désirs, notre optimisme et notre espoir — avec une touche légère, humaine et respectueuse. JFK et Jackie saluant de leur limousine à Manhattan, des enfants jouant dans la rue, d’une salle de danse irlandaise, une discussion discrète entre deux prêtres à Rome, ou encore, le dur labeur d’ouvriers d’un port, une photographie de Zimbel est l’affirmation d’une humanité rayonnante.

 

Le livre d’accompagnement de l’expo, Momento, est simple et magnifiquement présenté. Couvrant 60 ans de la photographie de George, c’est un must pour quiconque s’intéresse à cet art.

 

Quelques exemplaires en noir et blanc et en série limitées, signées par le maître sont disponibles au magasin sur une base de premier arrivé, premier servi.

 

Cliquez ici pour commander.

Q pour quintessence

Le seul problème avec le Q, c’est de trouver les mots justes (commençant par “q”) pour décrire le nouveau tour de force réalisé par Leica. Outre qu’il a révélé notre pauvreté de vocabulaire, le Q s’est avéré un succès incroyable, surclassant les (quelques) autres compacts de calibre professionnel pour trôner tout en haut de sa catégorie.

 

Du Quai d’Orsay au Québec, vous trouverez en ce Q un compagnon idéal et souple. Bien entendu, c’est un appareil de choix pour la photographie de voyage ou de rue, mais la mise au point rapprochée de son Summilux 28mm/f1.7 ASPH est si bien corrigée et si nette qu’elle vous permettra d’admirer la justesse et les détails de tout quai, quadrupède ou de votre dernière quiche. La combinaison avec son capteur 24 MP offre des fichiers de très haute qualité, et donc la possibilité de réaliser de magnifiques tirages. Le Q est sans accroc, sa facilité d’utilisation offre de nouvelles possibilités créatives.

 

Il y a une fonction en particulier que j’adore. Ce n’est pas le viseur électronique, si lumineux et précis, ni la possibilité de prendre à 10 images/sec ou la stabilisation optique, mais bien la sensation et la discrétion de l’obturateur lors de la prise de vue. Effacé, discret et parfaitement conçu pour saisir les moments importants de la vie, personne ne saurait remettre le Q en question!

 

Passez l'essayer en boutique. Les appareils arrivent au compte-goutte, mais le temps d'attente a été fortement réduit.

Photo Plus Expo débarque dans quelques semaines à New York, amenant avec elle le train de rumeurs qui se multiplient vitesse grand V. Nombreux sont ceux qui jubilent à l’idée d’un nouveau Leica sans miroir et autofocus.

 

Pour ce que ça vaut, voici ma prédiction la plus intrépide : oui, il y aura un système sans miroir plein cadre, autofocus avec objectifs interchangeables. Voici maintenant les étapes de mon raisonnement.

 

La révolutionnaire série A7 de Sony a été acclamée de toute part et s’est vendue de manière impressionnante. Ni Nikon ni Canon n’ont sorti d’appareil sans miroir sérieux et les Sony, malgré toutes leurs qualités, laissent une place pour un concurrent de calibre professionnel. Avec le système M, Leica a une collection d’objectifs plein cadre sans égal, mais manuels. Le Q a séduit pratiquement tous ceux qui l’ont essayé, grâce à son viseur électronique de premier plan et à son autofocus exceptionnel. C’est maintenant parfaitement logique d’entrer dans le marché des appareils à objectifs interchangeables autofocus, tant qu’il reste une part de marché significative à prendre. Leica a prouvé qu’elle a l’expertise et le design pour y arriver. Ils s’apprêtent maintenant à entrer dans l’arène.

 

Voici pourquoi les utilisateurs M vont continuer d’aimer leurs M et pourquoi les utilisateurs Q vont continuer d’aimer leurs Q. Le rangefinder est une façon de voir simple et claire. Les miroirs et les viseurs électroniques, malgré leurs qualités, n’offrent pas la même connection et direction avec le sujet. Je ne vois pas vraiment de chevauchement entre les utilisateurs M et les utilisateurs de viseurs électronique. En ce qui a trait au Q, c’est le parfait petit ensemble avec autofocus et une longueur focale. Un appareil sans miroir interchangeable sera obligatoirement plus encombrant et lourd, tout en restant plus compact et léger qu’un DSLR.

 

Avec l’expertise de Leica dans la conception et la fabrication des meilleurs objectifs pour les séries M, Q, R et S, je suis confiant que le premier objectif à être proposé sera le superbe 50mm Summicron. J’en serai le premier ravi si c’était le cas, car il a toujours été l’un de mes favoris.

 

Avec trois approches distinctes à la conception d’appareil plein cadre, nul besoin d’être voyant pour prédire aux photographes des jours heureux.

M Vision 2015 - L’automne à Montréal

La fin d’automne à Montréal : des soirées froides, des journées fraiches et une lumière automnale incroyable !! Tandis que quelques feuilles s’accrochent mordicus à leur arbre, c’est le moment idéal pour notre atelier M Vision édition 2015. Apportez de chaussettes chaudes, de bonnes chaussures, un imperméable. Surtout, n’oubliez pas votre appétit, votre curiosité et votre capacité d’émerveillement.

 

Camtec Photo et Leica Camera sont fiers et honorés de collaborer avec le photographe de renommée internationale Danny Wilcox Frazier et le très accompli Hubert Hayaud, un vrai leicaïste qui adhère à la tradition et au style classique de la photographie Leica.

 

Danny Wilcox Frazier

Danny Wilcox Frazier

Si vous voyez un fil photographique reliant Robert Frank à Danny Wilcox Frazier, vous n’êtes pas le seul. Frank avait lui-même choisi l’essai de Frazier, Driftless: Photographs from Iowa pour le le prix du meilleur premier livre du Center for Documentary Studies/Honickman en 2007.

 

La base du travail de Frazier repose sur une capacité hors du commun à reconnaitre l’isolation et la négligence, tout en repérant et célébrant la persévérance et la force. Les images qu’il créé nous saisissent par leur force et leur allure, nous confronte avec leurs sujets difficiles et nous inspirent avec leur foi en l’esprit humain.

 

Danny Wilcox Frazier combine savoir et réussite académique avec un regard affectueux et ciblé sur la condition humaine. Il est l’un des membres fondateurs du projet Facing Change, Documenting America, l’héritier moderne du Farm Security Administration. Ses images impressionnantes ont été publiées dans National Geographic, GEO, Newsweek et Der Spiegel. Aujourd’hui, en tant que membre de VII Photo, il enseigne des cours universitaires et des ateliers. Nous sommes ravis de l’accueillir à la barre en tant qu’un des deux instructeurs de l’atelier M Vision de novembre.

  

Hubert Hayaud

Hubert Hayaud

Hubert Hayaud est un photographe freelance et un monteur de films basé à Montréal. Il travaille sur des projets personnels à long terme qui explorent le sentiment d’appartenance et les notions de frontière. 

 

Il utilise son appareil pour réfléchir sur la beauté et le rythme de la vie quotidienne, sur les interactions constantes des gens avec leur environnement; ses images offrent une qualité insoupçonnée qui rehausse leur authenticité et en fait une joie à admirer.

 

Artiste visuel accompli, il a publié plusieurs essais photographiques dans GEO, Visao, Libération et LFI. Il a également publié l’appli iPad très estimée Manaus — Le grand déménagement, disponible dans l’App Store. 

 

L'extraordinaire représentant technique et gérant de Leica Akademie, Tom Smith, sera présent pour vous apporter son savoir et son expertise. De plus, un système M complet sera disponible pour que vous puissiez l'essayer pendant les trois jours.

 
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 Qu’est-ce que M-Vision ?

 

Je crois que c'est ce qui englobe la force d'un appareil M. Son caractère unique est lié à la simplicité élégante du télémètre : visez au travers et percevez la vie sans distorsion ! Rien n’est déformé ni exagéré. Contrairement à un SLR, il n’y a ni compression ni vue grand-angle. Votre vision et votre but font loi.

 

Tenu annuellement, l’Atelier M Vision présente deux photographes renommés qui passent un weekend avec un petit groupe de participants explorant différents styles, approches et utilisations pour nourrir notre vision. Nous mettons l’emphase sur la prise de vue et l’amusement. L’atelier est à but non-lucratif. Les frais ne couvrent qu’une partie de nos dépenses.

 

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Au plaisir de lire vos commentaires.

 

Photographiquement vôtres,

 

Jean Bardaji et Daniel Wiener

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Où les Leicaistes se réunissent!

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