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Parallaxe, Juin 2016

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Chers passionnés Leica et photographes classiques.
Merci de suivre nos nouvelles et pensées.

Leica M-D Typ 262: Un tantinet biscornu

J’adore la photographie au rangefinder. Sa simplicité est la clé pour saisir le monde de manière directe et sans interférence. Mais même la simplicité a des limites. Dans le cas du Leica M-D Typ 262, c’est le sentiment que je ressent devant le postulat de cet appareil.

 

Le but de la photographie est de créer des images qui inspirent et renseignent. À cet effet, pourquoi ne pas profiter de tous les atouts d’un rangefinder numérique moderne ? Je ne parle pas d’ajouter au M une panoplie de fonctions superflues, mais bien d’en renforcer la simplicité en offrant au photographe les outils dont il a besoin pour réaliser des photos d’un niveau supérieur. Si vous croyez réellement qu’il y a quelque chose de pur et supérieur à détenir un appareil numérique dont l’écran LCD a été remplacé par une molette ISO hérité de la pellicule — empêchant ainsi de vérifier l’exposition, la balance des blancs et la mise au point jusqu’à ce qu’il soit trop tard — le Leica M-D Typ 262 est l’appareil qu’il vous faut.

 

Pour ma part, je ne regarde que rarement l’écran de mon M9 ou de mon Monochrom, mais il arrive que la réussite d’une prise de vue dépende d’une observation rapide suivi par un petit ajustement. Dans des conditions très difficiles, pourquoi renoncerais-je à cet avantage indéniable de la photographie numérique ?

 

Un Leica M est un appareil classique car il permet de prendre de meilleurs photos. Alors que je (Jean) pense qu’il y a un certain mérite dans l’idée de fabriquer un M hybride ayant des éléments analogiques et numériques, Daniel est beaucoup plus cynique et est de l’avis que cet appareil n’est rien d’autre qu’une création marketing dont la soustraction et la manipulation de fonctions clés ne sont là que pour en assuré le status d’édition “de collection”. Aïe !

 

Redux du concours La Lumière de l’hiver

Après avoir vu la qualité photographique, la participation à l’événement ainsi qu’au premier (nous espérons en faire un autre l’année prochaine) concours Camtec Photo / Fujifilm La Lumière de l’Hiver, iI est impossible de nier que la photographie montréalaise vit une renaissance !

 

Félicitations à nos gagnants, Line Lamarre (1er prix), Dominick Gravel (2ème prix) et Denis Rancourt (3ème prix). De chaleureux remerciements pour M. Billy Wong, le représentant extraordinaire de Fujifilm Canada et à toute l’équipe Fuji pour leur soutient et leur dévouement à la promotion de la photographie au nord du 49ème.

 

Nature, histoire et photographie

Mari Hill Harpur est une naturaliste, conservationniste et photographe avec un très bel œil. Son dernier livre, Sea Winter Salmon, rapporte l’histoire et les événements de la Rivière Saint-Jean sur la Basse-Côte-Nord du Québec; les efforts de son arrière-grand-père, le baron du chemin de fer James Hill, pour préserver ce territoire; l’étude du cycle de vie et des routes migratoires du saumon de l’Atlantique.
 


Mari est une grande amie de la boutique qui interprète notre nature sauvage au travers de photographie de paysages et de vie sauvage en noir et blanc. Nous sommes fiers de vendre son livre, Sea Winter Salmon, au 26 Notre-Dame Est et en ligne. Cliquez ici pour commander.   

 

Des rencontres fortuites de l’autre côté du monde

J’ai récemment satisfait l’un de mes plus vieux désirs : faire un voyage au Japon. Le Pays du Soleil Levant à énormément à offrir : nature superbe, peuple magnifique, une dynamique paradoxale et parfois incompréhensible. Que ce soit dans les villes ou les villages, les gens vaquent à leurs occupations de façon précise mais imprévisible, régis par des bizarreries qui sont à la fois attachantes et exaspérantes.


 
La photographie, particulièrement de la rue et des gens, est totalement tolérée. Je n’ai jamais rencontré d’hostilité lorsque je pointais mon objectif vers les passants ou des scènes dans lesquelles je cadrais des gens. Au pire, je recevais un geste poli de la main pour décliner mon invitation photographique.
 


Photographer Tokyo est une grosse commande. Je me sentais tel un gamin laissé à lui-même dans le plus grand magasin de bonbons du monde, avec des images captivantes à chaque coin de rue. Bien entendu, c’était la période Sakura, les cerisiers en fleur. Les gens sont en transe, incapable de rassasier leur appétit de photographier et de l’être avec les fleurs rosées. Il y a des appareils photo partout. Je me suis trouvé entrainé dans la ferveur de ce joyeux phénomène.

 

J’ai décidé de ne pas publier ces photos, car je ne suis pas un photographe de la nature. Je m’en tiendrais à la celle que je connais : la nature humaine. On ne peut qu’être touché par la politesse et la douceur des Japonais. Ma galerie photo Bienvenue au Japon.
 


L’inopiné, façon Leica : lors de mon exploration du quartier Yanaka et de son cimetière, où avait l’habitude de se promener le célèbre photographe japonais Nobuyoshi Araki, je remarquai un homme arpentant les mêmes lieux armé de son rangefinder M. Pendant à son bras se trouvait un sac Billingham bien usé et un second boîtier M. “Joli matériel” lui dis-je. Il se tourna vers moi et nous entamâmes la conversation.

 

Tandis que nous discutions, nous avons étudié le matériel de l’un et de l’autre et nous sommes demandés à l’unisson “est-ce là un vieux 35mm Summilux canadien ?” Nous avions des jumeaux de ce rare objectif, totalement identiques, jusqu’aux pare-soleils battus ! Quels sont les probabilités d’une telle rencontre ?! Il se promenait avec un M4 et un M6 ce 35mm et un 28mm Elmarit. J’utilisais mon M9, le fameux 35mm et un 50mm Summicron. J’avais aussi un 21mm et un Monochrom, mais je préférais sortir seulement un appareil et deux objectifs.

 

David Hendley est un photographe britannique, professeur et conférencier sur la photographie à la London School of Art. Un véritable gentleman, sincère et généreux, grand avocat de ces petits appareils que nous trouvons si fantastiques qui réunissent une petite société de personnes ayant le même point de vue sur la question. David est un habitué du Japon, en particulier de Tokyo. Il eut la gentillesse de montrer au néophyte que je suis les lieux à ne pas manquer en dehors du circuit touristique.


 
Durant trois jours, nous avons fait nos petites promenades M à Tokyo tout en s’imprégnant de culture locale. Nous fûmes rejoints par un autre ami, le photographe basé à Montréal Takashi Seida, qui se trouvait alors à Tokyo. C’est la magie du Japon, un lieu où l’on peut s’émerveiller devant l’exotique et l’inconnu, tout en étant entouré d’anciens et de nouveaux amis.

 

La culture et l’art photographiques se portent bien chez Fuji

Ma visite au QG de Fujifilm restera un des points marquants de ma visite dans la capitale japonaise. Situé dans l’une des villes les plus chères du monde, Fuji a acquis des milliers de mètres carrés d’immobilier ayant pignon sur rue pour établir des galleries photos ainsi qu’un superbe musée, gratuit qui plus est ! À une époque où tout n’est que publicité à outrance, ça faisait du bien de voir que ces galeries présentaient le travail d’excellents photographes, qu’ils soient utilisateurs Fuji ou non. De même, le musée, qui chronique plus de 100 ans d’histoire du matériel photographique, allant des appareils aux objectifs et autres équipements, avait des présentoirs Nikon, Rollei et Leica.

 

J’eu également la chance de m’entretenir avec Mitsuo Takashi, conseiller technique chez Fuji, conservateur, promoteur et guide du musée. Il voue une grande passion à la photographie et est un grand fan de Leica. Quand il a vu mon Monochrom, il m’a attrapé et a demandé à regarder à travers le viseur.

 

Le Leica SL: conçu pour les pérégrinations de la Patagonie à la Pampa

Doug Ball, designer industriel et photographe montréalais, client fidèle et utilisateur M dédié, fut l’un des premier à acheter un SL. Il comptait l’utiliser avec son jeu d’objectifs M mais, prévoyant un voyage exceptionnel en Argentine, s’est laissé tenter par le zoom autofocus Leica Vario-Elmarit SL 24-90mm f/2.8-4 ASPH.

 

Tout récemment, il a eu l’amabilité de passer à la boutique avec un portfolio de tirages 13x19 de son voyage. Wow ! Je comprends pourquoi ce photographe talentueux et prolifique — qui a utilisé tous types d’équipements du moyen format au 35mm film et numérique — a été ébahi par cette combinaison du SL avec l’objectif zoom. Offrant une palette de couleurs naturelles, des tonalités Leica et une netteté parfaite et agréable, cet objectif a séduit Doug qui affirme que cette combinaison égal, voir surpasse tout ce qu’il a utilisé par le passé. Certes, le Vario-Elmarit SL rend le Leica SL encombrant, mais si vous passez outre vous serez récompensé par des performances et résultats sans appel.

 

Tom Abrahamsson: La royauté rangefinder passe à Montréal

Il y a quelques temps, j’eu la surprise de voir le toujours actif et pimpant Tom Abrahamsson et sa charmante épouse Tuulikki passer la porte de la boutique. Tom, designer industriel légendaire et grand fan de tout ce qui est rangefinder, a créé une ligne d’accessoires de très haute qualité dont le M rapid winder et les déclencheur souple Softie que nous avons en magasin.

 

Tom a une amitié de longue date avec Hirofumi Kobayashi de Cosina, et a joué un rôle clé dans le développement des objectifs rangefinder Voigtländer. Ses conseils ont permi de fair ed ces objectifs les instruments optiques novateurs et ingénieux que nous avons aujourd’hui.

 

Mike Hayes: des photographies de notre monde par delà l’infini

Nous avons couvert pas mal de lieux géographiques dans cette infolettre, mais je ne pense pas que vous ayez vu celui-ci venir: les Hébrides Extérieures.

 

Dégage Buzz Lightyear ! Vers l’infini et au-delà parait petit en comparaison des dernières destinations en vélo et en kayak de note aventurier favori et photographe exceptionnel, Mike Hayes (au fait, il programme et design notre site Web.)

 

Mile est un utilisateur Fuji X qui compte sur la vitesse et la netteté de ses objectifs fixes pour créer des images inoubliables. Ces photos (n’oubliez pas de parcourir plusieurs ajouts au blog) ne peuvent que vous motiver à prendre votre appareil et à sortir profiter de la nature.

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Au plaisir de lire vos commentaires.

                Photographiquement vôtres,

                Jean Bardaji et Daniel Wiener

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La Photo Télémétrique: Capture Life as you see it!

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