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Parallaxe, Juin 2015

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Chers passionnés-Leica et photographes classiques.

Merci de suivre nos nouvelles et pensées.

Le nouveau petit appareil qui en veut

Quelques bonnes nouvelles !

 

Il y a toujours une place dans mon cœur pour les appareils à focale fixe. Au cours des ans, j’ai utilisé un Fuji GS645, Contax T, Leica CM, Konica Hexar, Rollei 35 et dernièrement un Fuji X100. Aujourd’hui, j’ai hâte d’essayer le nouveau Leica Q Typ 116, fait en Allemagne.

 

Pour ceux qui recherchent la meilleure qualité dans un petit format, c’est l’appareil de choix ! Son viseur électronique de 3.68 millions de pixels offre une vision d’une grande netteté et le Summilux 28mm f/1.7 ASPH — un objectif très performant avec un mode macro capable de faire la mise au point à 17cm — est le compagnon idéal pour le capteur 24MP issu du M240. Un nouveau processeur permet la prise de vue à 10 images par seconde !

 

Qu’importe votre style photographique, le Leica Q promet d’être le choix idéal comme appareil principal pour tout genre de photo ou comme un ajout à vos outils.

 

Qui n’aimerait pas un appareil avec capteur plein cadre, 24 MP (le même que le M 240), simple et compact parmi son arsenal ?

 

Comment améliore-t-on la perfection ?

Le Monochrom original n’a pas inventé un nouveau genre photographique, mais il a certainement permis à l’imagerie noir et blanc traditionnelle de faire le saut pour de bon vers le numérique. C’était, et demeure, un appareil émérite que j’adore utiliser.

 

Le nouveau Monochrom 246 bénéficie des améliorations importantes et appréciées du M240 : un obturateur discret, un processeur plus rapide, un écran LCD amélioré et un viseur rehaussé ainsi que ses lignes de cadrage.

 

La résolution passe de 18 à 24 mégapixels, le capteur CMOS permet le Live View, le Focus Peaking et le grossissement pour permettre une mise au point ultra-précise. Plus important, ce nouvel appareil n’est pas alourdi de fonctions inutiles et demeure un rangefinder sur le fond et la forme, dédié au noir et blanc.

 

Un autre tour de force optique du meilleur fabricant d’objectifs du monde

Le Summilux-M 28mm F/1.4 ASPH est sans aucun doute l’objectif le plus attendu de Leica. Après trois ans d’attente, nous pouvons être soulagés. Avec sa signature et son rendu uniques, et une taille bien plus petite que celle de ses cousins 21mm et 24mm, il est conçu pour devenir l’un des favoris des photographes rangefinder. Bien que, selon moi, le Summicron-M 28mm f/2 ASPH est probablement le meilleur grand-angulaire de la collection M en termes de netteté et de correction optique, ce nouveau Summilux va monter d’un cran avec la richesse de ses textures, de ses tonalités et de son caractère. 

 

Beautés noires

Également annoncée ce printemps, une paire d’objectifs spéciaux en fini chromé noir (en quantité très limitée).

 

Le légendaire Summilux-M 50mm F/1.4 ASPH est disponible avec le look du Summilux original de 1959. La construction en laiton est recouverte d’un fini unique chromé noir mat. Le pare-soleil et le capuchon sont à même enseigne, ajoutant au caractère unique et classique de l’objectif.

 

Le Summicron-M 35mm F/2 ASPH – la pierre angulaire de la photographie de reportage Leica – est également offert dans un look classique avec le même fini et un pare-soleil métallique issu des années 60. Les photographes trouveront que le poids supplémentaire de la construction en laiton de cet objectif compact et performant aidera la stabilité et la manipulation.

 

Le petit 12% de moins

Pour la première fois de son histoire, Leica réagit à la situation économique mondiale et la dévaluation de l’Euro face au dollar US et décide de baisser ses prix sur tous ses produits photographiques. Des appareils M aux objectifs T, des objectifs M aux appareils S, des objectifs S aux appareils X et Lux, chacun des articles du catalogue, même les accessoires, a vu son prix réduit de 12%. Ces prix réduits sont déjà affichés sur nos pages Web. Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour vous lancer sur le chemin photographique Leica.

 

Mary Ellen Mark

“Nearly everybody knows her pictures but they don’t necessarily know that they’re Mary Ellen Mark’s. Her pictures were more famous than she was, and yet she was larger than life: she was a really feisty character. She was intrepid.”

—Curator Zelda Cheatle, The Guardian, 31/05/2015

 

Nous avons perdu un titan de la photographie. Mary Ellen Mark est décédée en mai, laissant un héritage d’images qui prouvent hors de tout doute que le photojournalisme et l’art peuvent aller main dans la main. Avec son appareil orienté vers des sujets accessibles de la vie commune, elle donne une leçon que tous les jeunes aspirants photojournalistes devraient entendre : le photojournalisme ne se limite pas à la guerre, aux inondations, aux catastrophes et aux actes de Dieu.

 

Les sujets qu’elle a traités étaient difficiles et lourds. Dans des images montrant les disparités de la vie, ses sujets préservent toute leur humanité. Que ce soit des femmes dans l’aile psychiatrique de l’Oregon State Hospital, les bordels de la Falkland Road de Mumbai, ou une pataugeoire d’arrière-cour en Caroline du Nord; l’œil de son appareil montre au spectateur un sujet difficile avec une optique douce et sans confrontation. C’est peut-être à cause de cette approche délicate que nous sommes dérangés et presque embarrassés à la vue de ses images.

 

Photographe éclectique, son style était polymorphe : capable de prendre plusieurs formes selon l’histoire qu’elle couvrait. Des rangefinders Leica M au Polaroid 20x24, le contenu de ses essais déterminait le choix de son outil. Plus important, le contenu donnait le la à ses images, car rien n’importe plus que le contenu quand il s’agit de beauté et d’importance. Il y avait une cohérence dans ses images : elles étaient parlante non pas parce qu’elles avaient été prises par Mary Ellen Mark, mais bien parce qu’elles avaient quelque chose à dire.

 

Sous une apparence feutrée, Mary Ellen Mark était intransigeante et, comme on dit, une dure à cuire. Il en faudrait plus comme elle.

 

Un sujet chaud

Ford ou Chevy ? Coke ou Pepsi ? Levi's ou Wrangler ? Canon ou Nikon ? Les conglomérats dépensent des fortunes en publicité pour nous persuader de choisir leur marque. Des experts en affaires, des gurus de la santé et de l’exercice et des intervenants de toutes parts on prouvé l’intérêt d’avoir une forte image de marque.

 

L’image de marque n’est pas chose nouvelle chez les photographes. Dans les années 1970, Elliott ErwittDavid Alan HarveyJay Maisel et Pete Turner on créé de grands corpus photographiques riches graphiquement que ce soit en noir et blanc ou avec de couleurs éclatantes. Leur célébrité est allée au-delà de leurs réseaux commerciaux, attirant des compagnies photographiques et des légions d’amateurs. Jusqu’à aujourd’hui, leur image de marque rapporte au travers d’ateliers et d’appuis.

 

L’image de marque a beaucoup changé suite au tsunami numérique qui a balayé les habitudes commerciales conventionnelles. En 2015, les règles ont changé. Instagram est indispensable, blogger est impératif, et filmer lors d’un contrat photo ne fait pas de mal. Mais les photographes doivent se rappeler qu’aucun de ces outils ne doit les éloigner de leur parcours photographique. Tout effort pour se hisser au-dessus des autres devrait être accompagné au triple par la création d’images qui comptent. Si l’on ne tient pas compte de cette vérité, nous risquons que les réputations si durement gagnées de Mary Ellen Mark, Trent Parke, et Robert Frank ne soit remplacées par celles de Steve Huff, Ken Rockwell et Thorsten Overgaard, malgré tout le respect qu’on leur doit.

 

26 Rue Notre-Dame Est : Là où il faut être

Bien que nous ayons notre regard vers l’avenir, il est parfois bon de regarder derrière. Mi-mai, nous avons fait une réception pour Carl Valiquet. Les participants ont eu le plaisir d’admirer son récent travail documentaire sur les conducteurs de batiks en Indonésie, où il habite maintenant. Avant cela, nous avons eu l’honneur de présenter l’essai photographique de notre ex-collègue chez Camtec, Édouard Plante-Fréchette. Sa vision sur les Abitibiens les contextualise dans la crise économique qui frappe le nord du Québec, c’était éclairant et chaleureux. Avec l’exposition de Peter Weyrauch, nous avons pu admirer des photos d’automobiles, faisant écho aux fans de F1 et amateurs de cylindrées avec des images noir et blanc très riches vous faisant languir pour les bons vieux jours.

 

Je suis fier de notre réputation d’établissement à fréquenter pour avoir le meilleur équipement photo, et nous bâtissons tranquillement la même réputation pour l’art photographique. Passez nous voir dès que vous avez un moment.

 

C’est l’été

Cette saison est toujours trop courte. Si vous comptez la saisir, ayez votre appareil règlé avec une vitesse rapide ! Heureusement, peu importe les prévisions météo, il y a de belles photos à faire.

 

Au plaisir de lire vos commentaires.

 

Photographiquement vôtre,

 

Jean Bardaji et Daniel Wiener

 

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