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Parallaxe, Juillet 2014

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Chers passionnés-Leica et photographes classiques.

Merci de suivre nos nouvelles et pensées.

Leica et Camtec vous invitent à soirée avec Ed Kashi

Aucun sensationnalisme, aucun gore, aucune exploitation, seulement des histoires humaines intéressantes perçues par l’œil respectueux du photographe. Ed Kashi, l’un de nos photojournalistes contemporains les plus prolifiques et réfléchis. Il a utilisé sa méthode sensible et cartésienne pour nous offrir un corpus des plus impressionnants.

 

Le soir du mercredi 23 juillet, Leica Camera et Camtec Photo vous invitent à partager un moment avec ce talent remarquable. Mr. Kashi va nous raconter l’histoire derrière deux de ses livres les plus poignants, Three et Photojournalism. Venez rencontrer, discuter et apprendre avec maître des temps modernes.

 

Les places étant limitées, il faut effectuer une réservation ! Envoyez-nous un courriel à jeanb@camtecphoto.com

 

: Camtec photo, 26 rue Notre-Dame Est

Quand : Mercredi, 23 juillet à 18:00

Three

Entrer en Contact…

En mai dernier, j’ai profité d’un séjour à Toronto pour aller voir les expositions du festival Contact, le plus grand festival photo du Canada. Avant de discuter de la matière, j’aimerai féliciter Michel Huneault pour avoir remporté le Portfolio Reviews Exhibition Award pour La Longue Nuit de Mégantic, son remarquable reportage sur la douleur et la guérison suite à l’explosion du train qui a tué 47 personnes.

 

De plus en plus, nous sommes une société de spécialistes. Ce haut degré de savoir et d’aptitude pointus sont obtenus au détriment d’un certain recul et d’une vision globale des choses, un manque fort apparent dans le travail exhibé à Contact.

 

Au Ryerson University’s Image Centre, je fus saisi par les impressions grands formats en noir et blanc de Zanele Muholi. Ses images étaient si puissantes que je marchais de l’une à l’autre sans porter attention au texte qui les accompagnait. Il y avait une série poignante et éloquente de portraits de jeunes femmes. Ils étaient porteurs d’une grande force, si grande que je m’imaginais que ces portraits évoquaient bien plus que ce qu’ils montraient directement. Puis, j’ai lu le descriptif de la mission, un manifeste sur la lute des lesbiennes dans l’Afrique du Sud post-apartheid. Quid du problème bien plus grand de la violence envers les femmes en Afrique du Sud, sans tenir compte de l’orientation sexuelle ? Adoucir le message, laisser les images respirer et prendre vie, alors le contenu devient plus intelligible.

Gordon Parks : Éloge du généraliste photo

Les lecteurs de cette infolettre savent bien que j’ai un grand respect pour le photojournalisme et le reportage. Trop souvent, les photographes partent d’un point de vue puis font tout pour encastrer leur histoire dans celui-ci. Ceux qui devraient permettre au spectateur de ne plus porter d’oeillères sont en fait les premiers à en avoir ! Plus le temps passe, plus je me dis que les photographes ayant des intérêts divers et non pas étriqués sont ceux qui vont faire des images qui nous enivrent, nous intriguent et nous informent. À mes yeux, la meilleure exposition de Contact était celle du légendaire Gordon Parks.

 

Quel talent ! Admirons deux de ses images les plus célèbres : American Gothic et Emerging Man. Bien qu’elles relatent des circonstances bien précises, leur message est toujours pertinent et leur allure intemporelle. C’était un homme qui percevait le changement, et qui savait le créer et l’accentuer. Ses photographies, pleines de sens et de passion, ont poussé l’Amérique dans une nouvelle ère et l’Amérique Noire vers une renaissance. Il a accompli tout cela sans montrer la violence, sans prêcher, sans glorifier la misère et la pauvreté, mais bien en produisant des images élégantes, brillamment conçues. magnifiquement cadrées et prises au “moment décisif”. Son éventail de sujets allait du ghetto au défilé de mode, mais ses photographies étaient toujours attirantes et inspirantes. Il a su imbiber ses images de sa remarquable perspicacité.

 

Gordon Parks était le généraliste absolu : un maître avec son appareil, mais également un écrivain, un musicien, un compositeur et, bien sûr, le réalisateur de Shaft, le succès de 1971. Qu’une telle personne ait choisi la photographie comme principal outil d’expression témoigne de la force pour le changement qu’est chaque appareil photo.

American Gothic Emerging Man Harlem, New York. Gordon Parks

Un autre système à l’heure du T

Nous ne le dirons jamais assez, mais Leica a encore frappé !

 

Je dois reconnaître avoir été un des septiques à avoir douté que Leica, une petite compagnie d’environ 500 employés, trouverait l’énergie, la capacité et le savoir-faire pour développer et lancer encore un autre système d’appareils (ils en sont au quatrième). Bravo Dr. Kaufmann, pour votre vision et votre dévouement envers Leica et la photographie.

 

Le système T, tout comme ses compagnons de l’écurie Leica, apporte de nouvelles fonctions fracassantes et des améliorations non seulement pour l’équipement photographique, mais pour la photographie en général.

 

Avec son design et sa philosophie simple et ultramoderne, le système T va tracer une nouvelle voie pour la photographie numérique, libérant le photographe pour qu’il se concentre sur l’essentiel : l’image qui apparait devant lui.

 

J’ai eu la chance d’utiliser l’appareil avec le 23mm Summicron pour quelques jours. Le nouvel écran qui pilote tout l’appareil est intuitif et rapide, il semble lire dans vos pensées pour deviner ce qui vous voulez faire. Je suis heureux de témoigner du bon fonctionnement des objectifs M en manuel. Pour l’occasion, j’ai ressorti un de mes vieux objectifs favoris, le 40mm Summicron. Il a produit des images lumineuses, nettes et… si Leica.

 

Les critiques trouvent toujours des choses à dire. Bien sûr, ils commencent par comparer le T aux DSLR ultra-rapides et performants. Ces photographes n’y comprennent rien ! Avoir un Leica dans vos mains doit vous ralentir. Le Leica T le fera. Ils vous ralentira, vous fera sentir les roses et voir l’image devant vous.

Aidez Ron à aller en prison, en allant en prison…

Ron Levine est un photographe montréalais accompli et ami de la boutique. Il y a sept ans, il a abandonné sa carrière commerciale fructueuse pour se concentrer sur sa vision d’artiste dédiée au reportage en profondeur. Cette décision l’a amené à créer un véritable registre sur les gens condamnés à une vie derrière les barreaux.

 

Prisoners of Age est la collection impérieuse de Ron comportant portraits, reportage et entrevues avec des prisonniers âgés ayant séjourné à Alcatraz. Elle fut présentée en 2000-2001. Depuis, elle a été exposée à Ottawa, Philadelphie, Montréal, Fremantle et Brisbane.

 

En Juillet 2015, un essai largement mis à jour avec de nouvelles impressions et idées reviendra à la tristement célèbre prison.

 

Ron a lancé une campagne Kickstarter pour faire une levée de fond pour l’impression et l’affichage de ces photos plus grandes que nature (quatre mètres) sur le Rocher lui-même !

 

Summertime, la belle vie

Je ne crois pas être le seul à voir la pelle à neige comme un outil saisonnier, mais les mois de mars et avril m’ont fait douter de cette hypothèse. Mai ? La pluie ne cessait jamais et le vent était glacial. Finalement, juin avec ses longues heures d’ensoleillement m’a ramené à la conviction que le beau temps est encore chose possible.

 

Cette année, nous avons mérité nos plaisirs estivaux. Faites de la photo l’un d’entre eux lors de vos promenades sur la plage, dans les montagnes, dans les bois, partout où vous amènent vos voyages.

 

Au plaisir de lire vos commentaires,

 

Photographiquement vôtre,

 

Jean Bardaji et Daniel Wiener

 

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La Photo Télémétrique: Capture Life as you see it!

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