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Jean B: Le Monochrom et moi

Au mois de juin, Rita et moi préparions notre voyage triennal outre-Atlantique. Nous avions pensé à l’Écosse, mais les averses à répétition du printemps montréalais nous dissuadèrent d’aller de l’avant. Nous avons donc renoncé au haggis et au crappit heid et avons opté pour le foie gras et le coq au vin, nous partions en France !

 

Si seulement choisir un appareil était aussi facile. Après mure réflexion, j’ai décidé d’emporter le Monochrom, afin de faire taire les mauvaises langues qui m’accusent parfois d’être trop haut en couleurs. Je reconnais avoir parfois douté de mon choix, surtout au début du voyage. La France du début de l’été baigne dans la couleur. Les fleurs sont fleuries, les récoltes verdoyantes et les couchers de soleil offrent toute la palettes des rouges devant nos yeux. Repérer les tons de gris relevait du défi ! Après le choc initial provoqué par toutes ces teintes de couleur, j’ai finalement perçu les textures des arbres au travers de la couleur forestière.

 

À mi-parcours de notre odyssée, j’étais rassuré sur mon choix et à l’aise dans mes actes. Aller d’un paysage à l’autre, y réagir et percevoir ce qui me transportait pour ensuite créer un journal photographique fut une expérience enrichie de la discipline imposée par la simplicité du noir et blanc. Le Monochrom contribua à cette expérience grâce à sa qualité d’image sans égale, mais aussi grâce au sentiment de ne prendre des photos qu’en fonction de ce que je voyais et ressentais sur le moment, sans fioritures. 

 

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